Un soir, cette semaine, pendant que j'affutais mes aiguilles pour me tricoter une grosse, moelleuse et douce écharpe, j'ai regardé un fim emprunté à la médiathèque.


Barbara ...

Un film Allemand du réalisateur Christian Petzold.  Là je ne fais pas celle qui s'y connait, j'ai juste lu la jaquette ... Ce Monsieur est certainement un grand nom dans le domaine, du moins après avoir vu ce très beau film, c'est ce  que j'espère...

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Voilà le synopsis piqué que le net :

Eté 1980. Barbara est chirurgien-pédiatre dans un hôpital de Berlin-Est. Soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest, elle est mutée par les autorités dans une clinique de province, au milieu de nulle part. Tandis que son amant Jörg, qui vit à l’Ouest, prépare son évasion, Barbara est troublée par l’attention que lui porte André, le médecin-chef de l’hôpital. La confiance professionnelle qu’il lui accorde, ses attentions, son sourire... Est-il amoureux d’elle ? Est-il chargé de l’espionner ?

Ce que j'en pense :

De beaux jeux d'acteurs qui allégent la situation, la vie du côté de ce mur de la honte, tout se passe en 1980, et les images laissent penser que nous sommes juste après la guerre... Les êtres semblent survivre, les pressions et oppressions sont omniprésentes, la lourdeur de la vie et la grisaile des jours est visible dans la lumière de ce très joli film.

Les deux principaux acteurs sont simples, beaux, légers, prêts à beaucoup pour honorer leurs principes dans cette ambiance où les freins sont à chaque coin de rue, le grand et terrifiant mur est l'habit des habitants des lieux, leur peau bien plus lourde que cette armure que j'ai toujours aux bouts des doigts.

Nina Hoss est superbe, y a du Kim Basinger dans cette femme là, une actrice que les réalisateurs de tous les continents devraient appeler plus souvent pour leurs futurs images qui bougent , belle dans le gris, belle quand elle joue, belle quand elle sourit, une actrice qui m'a émue.

Ronald Zehrfeld est calme, doux, tranquille, il fait son jeu d'acteur sans chichi, il donne envie d'accepter un diner avec lui, de l'écouter nous raconter ses drames et ses sourires.

Quelle femme n'aurait pas envie qu'on la regarde comme ça, avec cette tendresse et ces espoirs ? ( Bon, ok, c'est pas la meilleure image, j'ai fait pause pendant le film, capture d'écran ...etc ... mais je vous assure, quand il la regarde, c'est tout la douceur du coeur qu'il lui offre, souvent même sans qu'elle ne s'en rende compte)

Barbara

Quel homme n'aurait pas envie de la serrer dans ses bras et de lui dire : " Ca va aller, tu fais le bon choix, les choses s'arrangeront, je suis là, tu es là..."

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C'était un beau film, il me laisse une trace de tristesse dans le regard, mais d'espoir aussi : Ne devrions pas tous être vrais ?
N'est-il pas possible de donner ce que nous sommes sans arrière-pensée, sans fuir les sentiments, sans limite, sans omettre de dire ce qui est vous ?

Que faites-vous quand vous ouvrez votre coeur ? L'est-il entièrement quand l'armure se détache ? L'est-elle totalement ?

Faites-vous vos choix en pleine conscience des dangers qui se trouveront sur le chemin ? Faites-vous vos actes en espérant que la couleur vous habillera malgré tout ?

Tout près de l'ombre, la lumière, d'autres portes à ouvrir ...

Ombre

"Si le corps est droit, qu'importe que l'ombre soit tordue" Proverbe chinois