De m'entendre dire, de lire " tu es une belle personne" ...

A quoi est-ce que ça sert d'avoir assez de coin fendillés même quand j'entends dire que j'illumine ceux qui m'entourent, qui me frôlent.... ?

L'expression qui ne se lit pas sur mon visage est celle  de la sensation de vide parfois, je cache tout ça, je montre que je suis

 

 

 

 

 

faite de peau qui s'est colorée avec cet été si empli de soleil, de retrouvailles, de rencontres, de sorties et de baignades en fin de presques toutes les journées...Je ne me sens pas moins creusée de toute part.

Le bruit terrible qu'ont fait mes os quand ils ont été cassé ce mercredi là m'a rappelé que les soudures faites récemment ne l'avaient peut-être pas été si merveilleusement, peut-être bien que j'ai ouvert les yeux si grands que j'ai été éblouie par des feux follets, une lumière juste de passage pour aveugler la perdue au costume de nymphette arboré depuis quelques semaines ...Je me sentais à nouveau légère et colorée comme le plumage d'un guêpier.

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 ( photo trouvée sur le net, ça m'arrive parfois de ne pas mettre que mes clichés ...Parce que j'aime vraiment le regard des autres sur le monde)

Besoin d'aide d'un professionnel ? Certainement pas ... Les choses avancent pour moi, même si je ne suis pas encore dans mes vrais rêves, mes vrais désirs ... Je mets doucement, très doucement en place ce qui tien au creux de ma main gauche.


J'ai besoin surtout de ne pas sentir le poids de la responsabilité qu'on vous jette à la figure comme l'acide qui vous ronge jusqu'à vous laisser l'aspect d'un monstre dont même les foires ne voudraient pas, besoin de sentir la chaleureuse présence de la sincérité ... Et pour ça j'ai supprimé quelques numéros dans mon téléphone, je ferme mes oreilles à ce qui m'attaque, je m'entoure de boucliers assez hauts pour ne pas sentir le poison des mots et des mensonges, je retire de mes articulations les épines laissées par les "beaux" parleurs, les "vendeurs" d'herbes-mots pas doux, à peine fantasmagorico-hallucino-gênantes tout juste bonnes à servir de désherbant , je pousse dans l'abîme les jongleurs de sentiments qui laissent tomber les coeurs et se sentent baffoués pour une petite phrase, les traces des pas que mes jambes font à toute allure......
Moi j'ai envie de froufrous, de jeux demain, de finesse et de sourires, de douceurs scintillantes mais pas clinquantes,  être confortablement installées dans les bras du vent léger qui souffle parfois le matin,, de plonger mes mains dans la terre et de la faire tourner, tourner.

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J'ai besoin de mettre des épices sur mes lèvres, de sentir la vanille, de petites framboises sur la langue à faire rouler avant de mordre et sentir l'éclat magique sur les papiles, de mains froides sous un pull, de chanter dans le noir en ayant plus peur de tomber du fil funambulesque tendu entre chaque crépuscule, avec l'abîme-absolument  pas dangeureuse puisqu'entre temps j'aurais appris à avoir confiance, même les yeux fermés.

On m'a dit de ne pas donner d'importance à ce qui s'est passé ...Ce qui est arrivé ce jour là va devoir partir, s'effacer parce qu'à la place j'ai envie de mettre des pages blanches à griffoner, à noircir ....Rectification: à colorer, à embellir...

 

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Il y a un moment où je sentirai que la boite ne convient pas au coeur et qu'il va falloir l'ouvrir pour de bon.

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Si vous passez par là, ne la forcez pas, moi seule est la clé pour l'ouvrir, il me reste à trouver laquelle s'ajustera à ce qui pourrait naitre.

Vous avez le pouvoir d'être là, de le dire, de le montrer, d'être visible, de ne pas ordonner, de ne pas écraser ...

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Les épines que les roses plantent égratignent encore la chair ... Il faut être capable de l'attraper avec délicatesse, de savoir où poser les doigts pour éviter la morsure de la belle dame aux pétales graciles et le coeur battra librement, au vent, à l'air libre.

 

Alors seulement mes poumons se rempliront d'air pur, je suis presque certaine que je sentirai une douleur, le froid se faufilera entre les côtes, le renouveau a cet effet là ; puis c'est de la chaleur qui arrivera la seconde suivante, une brulure qui partira du ventre pour se propager dans tout le corps.

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Les vibrations que l'on ressent quand le corps revit sont un cataclisme d'abord, les os se mettent à claquer entre eux, la machoire restée soudée reprend sa place, les sons qui s'en échappent ne sont pas toujours gracieux, ils sont presque des cris de douleurs, et à nouveau quand l'articulation est plus souple les notes sont harmonieuses. Le corps s'adoucit. Quant aux yeux, ils regardent, la peau peut alors se laisser toucher...

Une chute supplémentaire fait des marques sur les genoux, je n'en ai pas besoin.

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Et c'est alors que vous m'avez demandé " qu'en est-il de la confiance ?"

Elle s'est effacée, elle a sombré dans le sol, une crevasse l'a emmenée avec elle...

Sauriez-vous la faire sortir de terre, la mettre à nu, quitte à ce que vous m'entendiez hurler de douleur, quitte à me voir verser des larmes ? Auriez-vous la patience pour ça ? Sauriez-vous me laisser de votre côté prendre soin de ce qui a été brisé en vous ?

Faire éclore la belle sensibilité?

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Nos âmes cassées et nos blessures sont des chaînes auxquelles nous tentons tous d'échapper, si vous tirez un peu trop fort sur le lien de métal aussitôt vous souffrez, l'entaille laisse s'échapper le sang ... La vie ...

couleurs

Elle est là, bien là, avec autant de gris que de couleurs, j'espère vibrer sous elles, celles de l'arc-en-ciel et ne plus être un jouet jeté contre le mur. Sous l'armure qui me protège se cache un coeur de velours bien plus grand que vos mains ne pourraient tenir ...

A moins que vous n'ayez la magie, l'envie, la fragilité en vous.

Et je vous promets de tenir le vôtre dans le creux de mes mains si cette magique-lumière est là.

rivière lumineuse

"Quoi que tu rêves d'entreprendre commence-le.L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie"

Johanne Wolfgang Von Goethe