Sage Comme Ses Images

06 février 2014

Fermé

Fermeture définitive du blog

La taille de ma frustration, de mes déceptions, de mes désillusions dépasse de loin le Taj Mahal, soit dit en passant vous en connaissez vous des personnes qui construiraient pareille merveille pour leur épouse et compagne adorée ...

taj_mahal

C'est pas que je m'attends à pareilles déclarations ou immensités, d'ailleurs la belle eut droit à son palais une fois morte, ne vaut-il pas mieux offrir les mots et les attentions au présent plutôt que de pleurer sur le néant ? 
Mais passons, ce qui m'amèe à fermer ces pages relève d'un vide justement, de cette fichue sensibilité qui me fait croire que parce que je donne, je prends comme une véritable parole le plus petit geste qui n'est en réalité qu'un instant d'égarement, ou une fausse manoeuvre

J'ai reçu de la part d'un ami ces phrases de soutien que j'ai décidé de garder pour tous les jours, de les tatouer sur mon être tout entier, de les faire devenir mon carburant

" A tout moment de la journée se poser les questions

Suis-je vraiment focalisé sur ce que je fais ( attention-concentration)

Est-ce que je suis présent à ce que je fais ou mon mental m'entraine soit vers le passé ( nostalgie) ou vers le futur ( projection anticipative)

Est-ce que j'éprouve de la satisfaction, du plaisir dans mes activités"



Au moment où je tape ces mots, j'ai l'impression que la magie a disparu, les petites étincelles que j'ai à offrir ne sont plus présentes de l'autre côté de la rive,

Il faut vivre maintenant de peur de se défaire de ses envies et de ses rêves, même avec la douleur accrochée sur le dos comme une tique, même avec le poids d'un désamour de soit-même ...
S'aimer soi,

Et dormir un peu plus que 3h par nuit, voir sa santé filer entre les doigts, le sourire s'effacer sous les larmes,

J'ai mal d'un bout à l'autre de ma carcasse, je pensais voir l'armure avoir été enlevée définitivement,

Sur le corps des blessures restent à cicatrises, quelques unes se sont réouvertes...
L'amour, le vrai, inconditionnel de soi, puis pour et de la part de nos autres, de et pour nos enfants, la famille, les amis vrais .... et un d'être qui comblerait les brèches faites au fur et à mesure des mensonges, attaques sournoises, claques, abandons , c'est tout ce qu'on cherche non ?

Il est grand temps de passer à l'attaque, je préfèrerais de loin que tu sois là pour partager ça... et m'aider sur cette route caillouteuse

 

Aiguèze 1


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04 février 2014

Des images de balades, du froid, du chaud ...

Ailleurs

L'intrusion dans une autre vie à se créer ne se fait pas si facilement

Encore des bas, des moments de désamour de soi-même, de terrifiants doutes,

à se croire inlassablement inutile et fracassable

montage1

C'est comme la course des doigts sur le piano, un moment c'est un hymne à l'amour, l'instant d'après tout devient triste et lent, les notes deviennent douloureuses, des cris poussés dans la nuit

Un jour plus tard, l'espoir refait surface, comme sorti du fond de l'océan , inattendu, intouchable au début...

Puis avec douceur, les doigts osent s'approprier de belles sensations

Palavas

Alors pourquoi cette impression depuis quelques jours que les choses ont changées ?

Mes mains sont elles vraiment belles à prendre entre les paumes ? A être réchauffées

J'ai peut-être bien envie de ces rêves à faire, plus du tout seule, des jours et des joies à créer, à inventer, à vivre … Tout cela est-il encore d'actualité ? Pour moi ça l'est.

Plus les jours avancent , et moins j'ai envie de le faire pour moi seule.

Les sentiments sont-ils entre deux eaux, entre le chaud et le froid, comme un thé à laisser tiédir pour éviter la brûlure…?

ombre 

Depuis quelques jours c'est à nouveau le mélancolique et insidieux doute.

Alors que tout ce que je voudrais ressentir, c'est la douceur du dos d'une main sur la joue, lire de véritables et tendres mots, entrer dans le monde à pas de géante, un air de conquérante sur le visage, danser librement, aérienne, sentir le soleil chauffer ma peau, laisser l'armure au loin, ôter le vert de gris, la rouille de mes articulations. sentir que le coeur bat encore plus fort, plus vrai.

Degas

L'hiver ne fait pas bon ménage avec la bonne humeur, et, quand le ciel devient gris et froid, que le travail s'échappe, que les projets n'avancent pas, devoir croire, faire confiance à nouveau semble être un travail à long terme.
J'ai en tête des images pas si lointaines que j'ai vécues comme un renouveau, une autre chance, une voie moins escarpée, des rêves plein les poches, de si grandes poches et si peur de plonger les mains à l'intérieur …

montage1 2

montage 1 1

Depuis plusieurs semaines les chaussures de randonnées s'amusent sur de nouveaux sentiers, mes yeux s'émerveillent de nouveaux paysages, et les promesses d'en voir d'autres qui seront peut-être bien tenues mettent de l'espoir.

Au dessus
J'attends d'autres jours, d'autres voyages, d'éclater de confiance, que les idées se mettent au clair.
J'ose croire en de vrais espoirs, pas en des sentiments fades ou mitigés,

Ce que je demande c'est juste la sincérité, un hiver à terminer, un printemps libérateur, qui ouvrira les portes légères, et puis de cette main aidante, aimante, celle de soutien,

 

Propiac

La tienne, la vôtre, vous qui m'aimez pour de bon

La mienne est là, pour toi, pour vous … Parce que quand j'aime, je le fais, ça se voit, et c'est brûlant, c'est en entier …

A prendre ou à laisser

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29 décembre 2013

Un air dans la tête

 

Une chanson que j'écoute souvent, ce soir c'est après une longue marche au milieu de la garrigue que je m'imprégne de ces mots là, possible qu'elle soit une épaule pour certaines personnes en mal de vivre, je parle de vous qui avez dû vous relever d'une fracture de trop ...
N'oubliez pas de mettre dans un grand sac les doutes et les mots noirs qu'on a jeté sur vous , de vous remettre sur vos pieds, de laisser toutes ces douleurs tomber du sac rseté entrouvert, lors de la balade, le sac s'allégera, et vous avec, vous sentirez bien que derrière vos pieds, se sont ces incisions qui tombent ...
Ne vous retournez pas, avancez, et pour rentrer, prenez un autre chemin, une route nouvelle, vos yeux vous en remercieront...

Belles avancées aux âmes vraies

On écoute et on se régale, on ouvre ses bras, ses ailes, on rêve et on reste sur la corniche, sur la rive, pas en déséquilibre trop proche du vide ...

FAUVE ≠ BLIZZARD (VERSION LONGUE)

iTunes : http://smarturl.it/BLIZZARDiTunes
Vinyle (+mp3) : http://bit.ly/FAUVE-BLIZZARD-vinyl
CD Fnac : http://bit.ly/FAUVE-BLIZZARD-CD" />

( Un jour prochain, c'est à Grand corps malade que je laisserai la parole, son dernier album est un bijou )

Fauve - Blizzard

 

Tu l'entends ? Bien sûr qu'tu l'entends
Le murmure, le murmure assourdissant et permanent
Il a envahi la ville et les esprits
Il arpente les rues en hurlant
Le murmure assourdissant et permanent
Comme un bruit parasite à l'intérieur
Qui t'épuise et qui souffle à l'oreille de chacun :
"T'es mauvais, bon à rien, tu s'ras jamais assez bien"
Qui t'répète "T'es comme ça ou tu devrais,
Ça changerait rien si tu changeais"
Le murmure assourdissant et permanent
Qui espère te mettre à terre en t'criant
"Essaie pas d'refaire l'histoire,
T'y arriveras jamais c'est trop tard,
C'est baisé, c'est imprimé dans les mémoires"
Le murmure assourdissant et permanent
Qui t'fait croire qu'y a pas d'rédemption,
Pas d'pardon, pas d'rachat, pas d'rémission
Et tu l'acceptes ? Tu l'laisses rentrer ?
Woh woh woh woh, qu'est-ce que tu fais ? Arrête !
Qu'est-ce qui t'prend d'faire des trucs pareils ?
Pourquoi tu t'fais du mal comme ça ?
Qu'est-ce qui va pas, parle-moi, tu sais qu'tu peux tout m'dire !
Mais non, mais c'est des conneries, tout ça, tu l'sais !
Regarde-moi dans les yeux, regarde moi :
On s'en branle, c'est pas important !
Moi je te trouve magnifique depuis la première fois que je t'ai vu
D'ailleurs j'm'en suis toujours pas remis
Et puis comment j'frais sans toi, moi ?
Et puis comment l'univers il f'rait sans toi ?
Ça pourra jamais fonctionner, c'est impossible
Alors faut pas pleurer, faut pas pleurer,parce que ça va aller, j'te l'promets
ça va aller,
Parce qu'on est de ceux qui guérissent,
De ceux qui résistent,
De ceux qui croient aux miracles,
Pas d'ceux qui disent que lorsque les tables bougent
C'est parce que quelqu'un les pousse du pied
Mais un jour, ça, on n'y pensera même plus
On aura tout oublié, comme si ça avait pas existé
[Parlé]
Qu'est-ce qu'il faut que je fasse, pour que tu te sortes les doigts du cul ?
Pour que t'enlèves cette merde que t'as dans les yeux ?
T'as tout ! T'as toutes les cartes en main,
T'as tout, t'es beaucoup trop beau enfoiré !
Tu m'brûles ! Tu m'brûles trop !
Avec tous les autres aussi, qui m'brûlent beaucoup trop fort !
Moi, ça m'fout les cicatrices. J'suis là. J'suis prêt à tout.
J'suis prêt à aller en enfer, j'te porte sur mon dos !
J'me prends des beignes, regarde, j'me prends des beignes !
Et toi t'es assis, tu plantes ton derche,
Tu refuses de sortir de ta cellule
Mais tu vois pas qu'y besoin de toi ?
Tu vois pas qu'si tu fais rien, tu sers à rien ?
Ça va continuer combien de temps comme ça ?
Tu vas rester à côté des rails ?
Comme une vache qui r'garde le train ?
Jusqu'à ce que t'en puisses plus
Ou qu'on t'mette dans une boîte en bois ?
Ah et arrête de sourire ! Ton sourire qui pue l'échec !
Allez, remballe-moi ton sourire papa
Tu suintes la fatigue mais d'un autre coté t'as raison !
C'est tellement plus facile de sourire, plutôt que d'être heureux !
Tu t'demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint
Mais tu es l'un et l'autre et tellement de choses encore.
Tu es infiniment nombreux
Celui qui méprise, celui qui blesse,
Celui qui aime, celui qui cherche
Et tous les autres ensemble.
Trompe-toi, sois imprudent, tout n'est pas fragile.
N'attends rien que de toi, parce que tu es sacré,
Parce que tu es en vie, parce que le plus important n'est pas ce que tu es
Mais ce que tu as choisi d'être.
Tu nous entends, l'Blizzard, tu nous entends ?
Si tu nous entends, va t'faire enculer !
Tu pensais que t'allais nous avoir, hein !
Tu croyais qu'on avait rien vu !
Surprise, connard !
Tu nous entends, la Honte, tu nous entends ?
Si tu nous entend, fais gaffe quand tu rentres chez toi toute seule le soir,
On pourrait avoir envie d'te r'faire la mâchoire avec des objets en métal
Ou d'te laver la tête avec du plomb, qu'est-ce que t'en dis ?
Tu nous entends, la Tristesse, tu nous entends ?
Si tu nous entends, c'est qu'toi aussi tu vas bientôt faire ton sac
Prendre la première à gauche, deuxième à droite
Puis encore à gauche et aller niquer ta race !
Félicitations, bravo !
Tu nous entends, la Mort, tu nous entends ?
Si tu nous entends, sache que tu nous fais pas peur
Tu peux tirer tout c'que tu veux, on avance quand même,
Tu pourras pas nous arrêter, et on laiss'ra personne derrière,
On laiss'ra personne se faire aligner, tout ça c'est fini !
Tu nous entends, la Dignité, tu nous entends ?
Si tu nous entends, sache qu'on a un g'nou à terre et qu'on est désolés
On est désolés de tout c'qu'on a pu t'faire
Mais on va changer, on va dev'nir des gens bien, tu verras
Et un jour tu s'ras fière de nous !
Tu nous entends, l'Amour, tu nous entends ?
Si tu nous entends, il faut qu'tu r'viennes
Parce qu'on est prêts maintenant, ça y est !
On a déconné, c'est vrai, mais d'puis on a compris
Et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans
Il faut qu'tu l'prennes et qu'tu l'emmènes !
Tu nous entends, l'Univers, tu nous entends ?
Si tu nous entends, attends-nous, on arrive, on voudrait
Tout comprendre, tout savoir, tout voir, tout vivre.
On cherche la force du nouveau monde
Pour pouvoir s'y fondre en grand.
Tu nous entends, toi qui attends, tu nous entends ?
Si tu nous entends, souviens toi qu't'es pas tout seul, jamais !
On est tellement nombreux à être un peu bancals
Un peu blizzards, et dans nos têtes, y a un Blizzard
Teubés mystiques, loosers au grand cœur,
Il faut qu'on sonne l'alarme, qu'on s'retrouve
Qu'on s'rejoigne, qu'on s'embrasse
Qu'on soit des milliards de mains sur des milliards d'épaules,
Qu'on s'répète encore une fois que l'ennui est un crime,
Que la vie est un casse du siècle, un putain d'piment rouge
Nique sa mère le blizzard ! Nique sa mère le blizzard !
Tout ça c'est fini !
Nique sa mère le blizzard,
Quand la seule chose dont tu t'sens capable
C'est de te mettre en chien d'fusil et d'plus penser à rien.
Nique sa mère le blizzard,
Si tu t'sens glisser, y aura des mains pour t'rattraper.
Nique sa mère le blizzard, creuser, jusqu'au bout
S'arrêter que quand t'as tout enlevé.
Nique sa mère le blizzard, tu s'ras là, tu respireras l'air,
Tu réaliseras qu'y a quelque chose qui a changé.
Nique sa mère le blizzard, la nuit s'ra calme,
Personne restera sur l'carreau.
Nique sa mère le blizzard, des douleurs, des peines
Y en aura, y en restera d'bout

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28 décembre 2013

Du gris et du bleu, des couleurs pour les minutes à venir

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Il pleut aujourd’hui ? Et alors, demain devrait être bleu, le toit du monde peut changer de couleur, il est peut-être temps de  se mettre en diapason avec ses rêves, quelques uns sont transcrits plus haut, d'autres sont gardés en moi, certains ne verront jamais le jour, quelques uns étaient vraiment utopiques, et d'autres parfaitement improbables,

ciel nuageux suite

ll reste quelques fenêtres à ouvrir probablement.
J'en ai bien une poignée à jeter aux orties, d'autres ne seront qu'éphémères envies, et puis il y a ceux qui ne demandent qu'à s'ouvrir pour de bon, pour ça je sais bien ce qu'il faut faire...I

l n'y a que moi qui ai la clé qui ouvrira la porte, une lichette de potion magique, un biscuit posé sur la table à croquer pour atteindre la bonne taille, suivre le chemin qui me va bien malgré les dédales, encore présents, les choix à faire, les doutes tellement grands, la joie qui parfois s'efface au moindre coup de vent violent et qui me laisse tellement faible ...
Tout ça pour remonter en selle, chaotiquement, une pointe sur la peau, une autre en guise d'arme, parce que l'envie de rendre les blessures ne partira pas d'elle même, bien que parfois les forces soient émoussées par ces actes de se rendre justice.

Demain le ciel sera bleu, que la pluie ait décidé ou non de troubler un peu la journée, en attendant ce soir, c'est un repas en tête à tête qui se prépare, tout en simplicité, avec la peur toujours accrochée viscéralement de ne pas être désirée, d'être jetée, d'être à peine vue, d'être la poison, la responsable, la vilaine, l'emmerdeuse qui empêche le nombril de certains d'enfler et de se voiler ainsi la face sur la part de responsabilité de chacun.
Ce soir j'espère effacer cette peau revêche et me vêtir de douceurs, d'aspect de pêche, et être un  fruit sucré, une fleur sauvage qui se laissera toucher sans arrière pensée de douleur.

Le gâteau sort du four, le plat principal qui dégagera bientôt des odeurs d'épices, de marrons et de champignons, de crèmes et de ravioles servira à enchanter les papilles, une entrée arrosée un ensoleillé Sauterne ouvrira les hostilités, en espérant que je ne me prendrai pas les pieds dans le tapis, ces larmes qui sortent de mon corps comme des assaillants sont si nombres que j'ai parfois l'impression de n'être que liquide salé à l'intérieur...

dans un jardin

Cette hypersensibilité n'est pas qu'un atout, elle n'offre pas que ce belles couleurs, c'est aussi une béquille avec laquelle il me faut composer, qu'il faudrait que j'explique une fois pour tout afin ne pas paraître susceptible, c'est une fragilité qui peut rendre différent, elle devrait rendre plus importante si j'arrive à la maîtriser, à la changer en véritable atout, et ne pas être que spectateur de ce qui n'est pas une infirmité.
Demain, les autres demains, il va falloir prendre de grandes décisions, seule je sais que je n'y arriverai pas, il me faut des regards bienveillants, que les couleurs que je tente de mettre sur mes joues ne soient pas improbables à mettre en place, que mes réactions ne soient pas prises pour du mépris ...Je ne sais pas dire les choses, ma bouche reste bouclée et les mots se bousculent, ne sortent pas dans le bon ordre, seules les larmes se mettent à rouler dans l'air ; à nouveau perdue dans ce qui n'attend que d'être dit, entendu, lu.

J'ai lu il n'y a pas plus de quelques heures que j'avais « dominée » … Recevoir ces insipides phrases et me jeter encore et encore la responsabilité de ce qui n'est pas digéré alors que depuis tous ces mois il m'a fallu sortir d'un puit dans lequel j'ai eu maintes fois envie de ne jamais sortir, de m'y enliser parfois pour de bon..
Qu'à cela ne tienne, j'ai pour moi, en moi mes désirs pour demain, je revêtis parfois l'armure en essayant de laisser glisser les mots, il ne reste plus qu'à se laisser colorer et se vêtir de fleurs ; de cultiver un jardin qui me ressemble et où les cœurs bons pourront s'y poser. Je les reconnaîtrai, je me ferai peut-être avoir parfois, je donne trop parait-il, alors quitte à perdre des morceaux, d'autres n'attendent qu'un nouveau jour pour pousser....

 couleurs

De mes yeux bleus je veux regarder le monde et de mes bras l'attraper entièrement, c'est trop demander ?

*******************************

"Celle-là avait des yeux bleus, de ces yeux bleus qui semblent contenir toute la poésie, tout le rêve,

toute l'espérance, tout le bonheur du monde !."

Monsieur Parent
[ Guy de Maupassant ]

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25 décembre 2013

Qu'est-ce qui se cache dans vos rêves ?

Des envies, des désirs, des endroits où vivre, des échappées belles nous en avons tous pas vrai ?!

Quels sont les vôtres ?

Pour moi rien d'improbable, pas vraiment de l'impossible, du moins pas tous réalisables pour les quelques ...jours à venir …

Montlobre ruines

Dans la liste de mes envies, une des plus classique, une maison à la campagne, pas trop perdue, juste « devinable » des arbres à tailler où se percehraient une cabane, une tirolienne, les chats, des herbes folles, des fleurs à toutes les saisons, un dédale pour s'y cacher, des fruits à croquer à pleines dents, à mettre en pots … Et cachée, une roulotte, une vieille roulotte à aménager, j'ai déjà le lit pour elle, les meubles, la décoration colorée, il ne manque que la boule de cristal où se refléteront les images du futur, ou au moins les couleurs (...)

compo

Roulottes Sieste colorée

J'imagine déjà le grand portail de fer, grinçant d'une maison ayant eu un passé, des volets de bois à persiennes à poncer, repeindre, une couleur claire pour attirer la lumière, de larges fenêtres pour illuminer les pièces. Une grande porte de bois, lourde, large, pour se protéger mais aussi laisser entrer la joie en long et en large.

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A l'intérieur des murs blancs, des tableaux colorés, des meubles que ma ponceuse, mes pinceaux enjolivent parfois ...Une activité que je n'ai pas faite depuis longtemps, pas depuis que je n'ai plus la place …

Une grande cuisine, la salle de bain italienne carrelée de mes mains, la salle où dîner, recevoir les enfants, les amis et où l'hiver la large cheminée chaufferait les lieux, les cœurs, les marrons à griller...

Pour accéder aux chambres, à l'autre salle de bains, dotée d'une baignoire ancienne , près de la fenêtre, une verrière, des plantes, des fauteuils un large canapé, de la lumière encore, des ombres.
Quant au reste, c'est encore dans mon imaginaire, c'est à laisser venir, à construire, tout comme les jours suivants.

bleu tendre

Des envies j'en ai à profusion, celle de voyager, de voir l'Italie, des îles au sable noir, blond, chaud, d'écrire, mais sur les pages cette fois, de les faire lire aux autres, qu'ils s'y plaisent, que j'ai le déclic pour ça .

Un atelier où mon fouillis trouverait sa place,

Des petites choses faciles, qu'il est possible de faire très vite, tout de suite, demain, un jour, des années aussi.
Les éclats de rire et les câlins à profusion, les rires sous la couette, des petits déjeuner au soleil sous le grand saule rieur lui aussi

Dans la famille : «  Tu veux quoi pour demain ? »

Je demande

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Des balades dans la neige, armée de mon appareil photo, le tout dernier C....n ( oups un peu de pub, ai-je le droit?), le grand angle qui lui va bien, l'objectif pour la macro qui lui va tout aussi bien. Avec celui qui voudra bien partager mes moments et partager ses désirs, avec celles et ceux qui sauraient y trouver une place aussi.

Noués

Des pas au bord des lacs, laisser mes pieds se recouvrir du sable, l'océan en bruit de fond, l'iode qui se faufile dans les narines, cette grande et protectrice main à frôler la mienne, des pique-nique improvisés, d'autres bien préparés, des théières fumantes, du café, des douceurs sucrés, des tartes salées, du vin, les chaussures de randonnées toujours prêtes, des fleurs offertes comme ça, pour le plaisir de remplir les vases,

tôt le matin

En attendant, il est de bon ton de profiter des jours qui se présentent, avec ce qui blesse souvent, avec les cris qu'on garde enfouis en soi, les moments où les doutes et les questions sans réponse qui nous inondent parfois et nous empêchent de croire aux mots dits, ceux qui nous ramènent aux maudites nuits sans sommeil.

un matin d'automne

Il y a dans ma tête ces questions qu'il faudrait peut-être abandonner, elles tournent pourtant, parfois elles ne laissent pas la place à ce calme qui me permettrait d'avancer un peu plus.

Ma pomme

La vie est une pomme d'amour, on s'y casse les dents à tenter de la croquer pour atteindre le fruit défendu, une fois la couche éclatée le merveilleux et doux cœur du fruit est à portée de l'extase, son parfum explose en bouche, le caramel rouge-passion qui colle aux lèvres est alors plus facile à dévorer, on prend son temps maintenant que la carapace a été vaincue, on profite de chaque bouchée, on se prend à aimer mêler le caramel et le fruit pour que ça ne s'arrête jamais

Pomme étoilée

"Oui, le monde est, si vous le voulez, une espèce de rêve fluide où rien n’est lié, où rien ne tient à rien. Oui, vous pouvez croire que le soleil s’éteint tous les soirs. Mais vous pouvez aussi reconstruire une machine du soleil et des planètes, saisir dans la course des astres les effets de la pesanteur familière qui attache vos pieds au sol, et fit, tout à l’heure, tomber une pomme devant vous. À chaque instant, vous pouvez, ou bien dormir et rêver, ou bien veiller et comprendre ; le monde admet l’un et l’autre. Et quand vos rêves seraient vrais, vous n’en dormiriez pas moins."

Les marchands de sommeil ” (Discours de distribution des prix au lycée Condorcet en 1904
[ Alain ]

 

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24 décembre 2013

De belles images qui bougent

Un soir, cette semaine, pendant que j'affutais mes aiguilles pour me tricoter une grosse, moelleuse et douce écharpe, j'ai regardé un fim emprunté à la médiathèque.


Barbara ...

Un film Allemand du réalisateur Christian Petzold.  Là je ne fais pas celle qui s'y connait, j'ai juste lu la jaquette ... Ce Monsieur est certainement un grand nom dans le domaine, du moins après avoir vu ce très beau film, c'est ce  que j'espère...

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Voilà le synopsis piqué que le net :

Eté 1980. Barbara est chirurgien-pédiatre dans un hôpital de Berlin-Est. Soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest, elle est mutée par les autorités dans une clinique de province, au milieu de nulle part. Tandis que son amant Jörg, qui vit à l’Ouest, prépare son évasion, Barbara est troublée par l’attention que lui porte André, le médecin-chef de l’hôpital. La confiance professionnelle qu’il lui accorde, ses attentions, son sourire... Est-il amoureux d’elle ? Est-il chargé de l’espionner ?

Ce que j'en pense :

De beaux jeux d'acteurs qui allégent la situation, la vie du côté de ce mur de la honte, tout se passe en 1980, et les images laissent penser que nous sommes juste après la guerre... Les êtres semblent survivre, les pressions et oppressions sont omniprésentes, la lourdeur de la vie et la grisaile des jours est visible dans la lumière de ce très joli film.

Les deux principaux acteurs sont simples, beaux, légers, prêts à beaucoup pour honorer leurs principes dans cette ambiance où les freins sont à chaque coin de rue, le grand et terrifiant mur est l'habit des habitants des lieux, leur peau bien plus lourde que cette armure que j'ai toujours aux bouts des doigts.

Nina Hoss est superbe, y a du Kim Basinger dans cette femme là, une actrice que les réalisateurs de tous les continents devraient appeler plus souvent pour leurs futurs images qui bougent , belle dans le gris, belle quand elle joue, belle quand elle sourit, une actrice qui m'a émue.

Ronald Zehrfeld est calme, doux, tranquille, il fait son jeu d'acteur sans chichi, il donne envie d'accepter un diner avec lui, de l'écouter nous raconter ses drames et ses sourires.

Quelle femme n'aurait pas envie qu'on la regarde comme ça, avec cette tendresse et ces espoirs ? ( Bon, ok, c'est pas la meilleure image, j'ai fait pause pendant le film, capture d'écran ...etc ... mais je vous assure, quand il la regarde, c'est tout la douceur du coeur qu'il lui offre, souvent même sans qu'elle ne s'en rende compte)

Barbara

Quel homme n'aurait pas envie de la serrer dans ses bras et de lui dire : " Ca va aller, tu fais le bon choix, les choses s'arrangeront, je suis là, tu es là..."

Barbara2

 

C'était un beau film, il me laisse une trace de tristesse dans le regard, mais d'espoir aussi : Ne devrions pas tous être vrais ?
N'est-il pas possible de donner ce que nous sommes sans arrière-pensée, sans fuir les sentiments, sans limite, sans omettre de dire ce qui est vous ?

Que faites-vous quand vous ouvrez votre coeur ? L'est-il entièrement quand l'armure se détache ? L'est-elle totalement ?

Faites-vous vos choix en pleine conscience des dangers qui se trouveront sur le chemin ? Faites-vous vos actes en espérant que la couleur vous habillera malgré tout ?

Tout près de l'ombre, la lumière, d'autres portes à ouvrir ...

Ombre

"Si le corps est droit, qu'importe que l'ombre soit tordue" Proverbe chinois

 

 

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20 décembre 2013

Gourmandise d'un jeudi

 

Y a pas à dire, les jours ont raccourcis, et pas de quelques minutes par jour, non !

Ce sont certainement des heures et des heures que l'on vole aux humains sans qu'ils s'en rendent vraiment compte.
Voilà plusieurs semaines que la recette qui suit attend d'être publiée, je l'ai chipée je l'avoue à mon amie Patricia, la belle dame qui enseigne la poterie à des élèves déterminés ( si si, j'vous l'assure)

biscuits1

Ouverture de parenthèse à ce propos, me voilà devenue présidente de l'association de "Et Patati et Poterie", ( lien du blog ici ... http://lespapoteuses.canalblog.com/ ).

Dans le bureau de l'assoc., le conseil, c'est une belle brochette de personnes complémentaires dont de vraies amies, des découvertes  de peu qui m'ont sortie d'un vilain guêpier dans lequel j'étais enfouie.

Parenthèse fermée

Donc  voilà la recette des petits biscuits à la confiture préparée voilà un moment déjà.

Pour que vous puissiez vous aussi faire vibrer vos papilles, voilà LA recette "tantattendue" par Thé  ( Oh, encore un lien de la belle qui crochette, coud comme si elle avait 12 mains ..Au bout de chacune d'elle des doigts de fée, ça c'est évident), elle doit dépérir avec la serviette accrochée autour du cou en attente du " comment fait-on ces merveilles?" Voilà où ça se passe chez elle, ici

250g de farine
30g de poudre d'amandes
150g de beurre mou
1 oeuf
1 cc de sel
100g de sucre glace

confiture au choix ( myrtille pour moi cette fois)

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Mélanger délicatement le beurre et le sucre glace, intimement, tout doucement, parce que les deux n'aiment pas être brusqués, je les comprends, je n'aime pas ça non plus.
Ajouter l'oeuf, puis la farine, le sel et la poudre d'amande, ne pas pétrir trop longtemps, mettre en boule, histoire de les laisser faire connaissance au frais, pour au moins deux heures.

Pendant ce temps là faites comme bon vous semble, la pâte apprécie même d'être préparée la veille... Au moment opportun, étaler la pâte sur une épaisseur d'environ 3 mm, avec les emporte-pièces y a plus qu'à découper, une moitié des futurs biscuits seront à "emporte-piècer" au centre ( logique sinon, comment faire pour voir la confiture au milieu ...) ...Au four précahuffé à environ 175° pour une petite quinzaine de minutes mais tout dépendra de votre  four, c'est que ça a son petit caratère ça madame ...

Une fois les p'tits gâteaux sortis du four, les laisser refroidir sans succomber à la tentation d'en grignoter un, parce que dans ce cas, il faudra manger son jumeau troué, vous me suivez ? Oui ? Vous voyez quand vous voulez !

Une fois tout ce petit monde à température adaptée à recevoir la confiture, ne vous privez pas, étalez sur les biscuits pleins, puis couvrez de leurs compagnons à trous... Saupoudrez ou non de sucre glace ...Y a plus qu'à ...
Qu'à faire chauffer de l'eau pour un thé, appeler les gourmands ... Et déguster

 

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"Avec les rêves aussi on peut faire de la confiture. Il suffit d'ajouter des fruits et du sucre" Stanislalaw Jerzy Lec

 

 

 

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19 décembre 2013

La lumière fait mal aux yeux parfois

Le vent a soufflé a en perdre ses poumons, durant plusieurs matins c'est une fragilité supplémentaire qui s'est installée, a croire que les peurs ne disparaissent pas en un clin d'oeil et que les traces du passé ne s'effacent pas juste en y passant une main.

éclats

Sentez-vous au bout des doigts parfois les rugosités des jours, les crevasses laissées sur la peau qui, même refermées, se jouent de la bonne humeur et des rêves à réaliser, des joies présentes et des promesses que l'on se fait d'aller vers un avenir joyeux ?

Pour ne pas se perdre dans les méandres de ces soupirs il est nécessaire de s'attacher fermement à ses envies et plaisirs, il est obligatoire de se désincarcérer des tôles froissées du passé et des « coups » laissés.

Pour avancer sereinement il est bon de ne pas se laisser emmener par les agressivités des fausses gens, par les superficielles petites pierres scintillantes, par la fausse impression que la solitude laisse libre.

Le froid s'est installé, l'hiver est à quelques jours de nous, les corps se sont emmitouflés dans de larges pulls et de douces écharpes.

Alors, comme pour redonner un peu de couleurs à mes joues, il y a eu ces heures douces, un autre week-end réconfort après une semaine de doutes et de nouvelles décisions à prendre, d'insécurités au bout des doigts, de remises en question à propos de moi, de mes capacités, de mes compétences.
Heureusement, durant ces deux jours, les températures ont été douces, merveilleuses, agréables, et les présences au delà de mes espérances.

Un an et quatre mois que je suis installée ici, peut-être pas définitivement, rien ne l'est, mais depuis peu, bien accrochée à certaines personnes et certains lieux, depuis peu attachée à une passion autour de la terre, depuis peu attirée par une présence étrange, énigmatique et bienfaitrice.

Pas simple de laisser entrer la lumière quand on a laissé la porte si longtemps fermée, à peine a t'elle eu le temps de s'entrouvrir il y a plusieurs mois, qu'elle s'est refermée avec violence sur mon corps tout entier, pour le laisser plus fragile encore qu'il ne l'était, plus cassé qu'il ne l'avait été, certaine « qu'on ne m'y reprendrait plus », persuadée de ne pas être à désirer … Sûre que la porte resterait fermée pour de bon, sur ma carcasse décomposée, je pensais même que le purin s'installerait sur mes pieds pour m'ensevelir bientôt..

Et timidement, en pleine dépossession de mes moyens, j'ai entrouvert, la méfiance sur le dos, les souvenirs de cet autre jour où je n'avais plus de belles couleurs ni la douceur d'aucun pétale d'aucune fleur, me voilà sur le point de pousser sur ce purin qui avait été déversé et dont je me sentais responsable, instigatrice, coupable de tout…

Il va bien falloir que je sois confiance, j'ai plus que l'âge pour ça.
La chute d'il y a quelques matins et qui a réveillé une douleur à la cheville a réveillée du coup le passé de mai, un mot m'a mise mal à l'aise, la chute a eu pour effet de me rendre ridicule, si un lapin avait pu me prêter son terrier je m'y serais enfouie pour trois mois, le temps à l'hiver de passer et à moi de renaitre, j'aurais inventé durant ce laps de temps une machine à remonter les minutes, justes quelques minutes, et j'aurais respiré un bon coup, j'aurais fait mine de ne pas entendre la phrase que j'ai prise pour des mots vexants, j'aurais sauté le fossé comme je le fais d'habitude , sans me prendre cette pierre, histoire de montrer que je ne suis pas une petite poupée de la ville …

Cette sensibilité pèse parfois bien lourd, alors qu'elle donne de la douceur là où les épines se sont plantées.

Il arrive que je n'y crois pas, que je me demande si c'est bien pour moi, si c'est vraiment pour moi.
Et pendant qu'à nouveau il me faut faire d'autres choix, que je suis une fois de plus sur le point de changer de voie, la mienne se casse, ma voix est éraillée, les migraines me laissent le son d'un tambour épuisant, le dos s'échine à se tenir le plus droit possible,  les larmes ont repris place dans tout mon corps, il me semble qu'il en est rempli, que le débordement qui se déroule sous ses yeux ne puisse s'arrêter qu'une fois le corps vidé.

  «  Ne prends pas cette sensibilité qui est ma peau pour une agression, je ne sais pas dire les mots quand je suis entre deux moments charnière, ou quand les phrases me font l'effet d'une épée qui me taillade, quand je me sens coupable de ne pas bien faire. Les miens de mots restent là au bord de mes lèvres et s'emmêlent tant qu'au bout du compte ce ne sont que les larmes qui sortent, je ne suis pas une fille facile, je ne suis pas une simulatrice, si je donne les choses, je le fais entièrement, j'ai perdu beaucoup de morceaux en agissant comme ça, mais je ne sais pas faire autrement, alors si je me recroqueville c'est pour éviter les coups, peut-être bien aussi pour que la chaleur de la lumière commence par réchauffer mon dos, alors les articulations verrouillées se dénoueront  »

 

entrée de lumière

" Nos moments de lumière sont des moments de bonheur ; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau"

Joseph Joubert

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27 octobre 2013

Ca se passe ailleurs, à deux pas de géants de chez moi, sur d'autres rives, là où l'eau fraîche ravive le corps et l'âme

Blog sept oct Aiguèze

Je m'étais fait la promesse d'aller voir ces endroits lorsque j'ai visité la grotte de St Marcel d'Ardèche en août,

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Est-ce le hasard qui m'a amenée à y venir autrement, légère et pourtant apeurée ?
Je ne sais pas, toujours est-il que malgré les côtes douloureuses d'une chute d'un arbres généreux, c'est donc bien fêlée de ces os que cette route nouvelle s'est ouverte à moi.

Après un passage par un lieu que je garde secret, endroit tenu à l'écart pour, de toute évidence, un amoureux de la nature et du calme, petit partage, cadeau fait à mes yeux le temps de quelques minutes... J'ai senti sur ces pierres devenues lieu de détente et de repli toute la force et l'équilibre de celui qui y passe son temps, sans en connaître ses secrets et ses peines, il suffit de toucher du regard pour savoir que c'est là que la ressource démarre.

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Tout à coup je me suis sentie comme Alice au pays des merveilles, la porte du paradis est donc là, de SON paradis qu'une statut d'un St Pierre ( logique direz-vous) nous propose de franchir .

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Pas de lapin blanc en vue, pas plus de lièvre de mars, quelques oiseaux piaillant par-ci par-là, les traces de sangliers dévastateurs sans vergogne, le souvenir de chevaux dont le matériel et la présence palpables donnent encore le frisson à « l'habitant » de ses lieux

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Mes pieds n'avaient pas marché depuis des mois, depuis une chute tout aussi brutale que celle de l'arbre et aux répercussions bien plus longues à soigner. Il m'a fallu réapprendre à mettre un pied devant l'autre en oubliant le mal fait auparavant ; j'ai dû me laisser porter par les jours nouveaux et faire confiance.
Oh pas en moi, pas immédiatement, et pourtant pour croire aux autres, il faut d'abord croire en soi, faire abstraction de ses peurs, écouter la petite voix qui dit «  vas-y, tu es unique, tu as tout ce qu'il faut pour avancer... » Ca et d'autres choses encore, ôter soi-même la peau de banane qu'on a posé, pas la contourner non, mais l'enlever, la jeter au loin ( dans le compost si possible, elle aura au moins l'avantage de servir la nature généreuse et pourtant si souillée)

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Et enfin se dire «  cette fois j'y suis, et cette fois je vais y croire, tout faire pour que ça passe, pour que ça se passe bien. »

Ce changement ne se fera pas en un jour, je n'ai pas la baguette magique, pensez-bien si c'était le cas, je l'aurais déjà utilisée, prêtée, enveloppée dans un papier de kraft, j'aurais écrit dessus «  à utiliser quand bon vous semble » je l'aurais posée sur un banc, sur le rebord d'une falaise, aux pieds d'un arbre ….
Des prémices se font sentir, la terre est ressortie, à quelques millimètres d'être centrée, et les jours où elle ne l'est pas, elle se transforme en étoiles, fleurs, papillons ronds, perles … Un projet en devenir qui se met en place d'un jour à l'autre.

Mais je m'égare, il était question d'un autre endroit que celui où je m'attache de plus en plus et surtout de mieux en mieux au bord de l'Eygues. Cet endroit a sa rivière merveilleuse aussi, il ne m'a pas fallu longtemps pour me décider à y nager, avec et contre le courant, la marche sportive au préalable, tout en descente et pourtant un peu difficile pour moi dont les côtes étaient fragilisées et dont les jambes avaient perdu le goût de vivre.

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Cette descente présageait un retour qui donne des couleurs sur les joues, fait tambouriner le cœur si fort qu'on le croirait prêt à sortir de la boite entr'ouverte.

L'eau me sauve, elle est l'énergie après le tumulte et fait repousser les graines de vie à l'intérieur de soi, elle donne la force de se relever, de se réchauffer de l'extérieur pour mettre de l'ardeur à l'intérieur.

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Une fois sur le retour, il ne m'a pas fallu mettre les deux pieds dans la même chaussure, situation au demeurant inconfortable et qui de toute façon ne permet pas d'avancer bien vite, j'ai laissé les dites chaussures se cramponner aux roches, moi m'accrocher à l'envie d'arriver entière et rassasiée de plaisirs d'avoir réussi, et de recommencer, mes yeux s'arrimer aux paysages sauvés des envies de barrages et promoteurs sans scrupule.

Et depuis d'autres balades, des promesses, des envies de rester debout, un rendez-vous chez un spécialiste qui efface les doutes, un autre à reprendre, parce qu'après tout il me l'avait bien dit «  si vous sentez que vous avez un pneu à plat, revenez, j'ai toutes les rustines »

Depuis quelques semaines il me faut me pincer pour être sûre : à la fois de ne pas rêver, et que je ne suis pas un jouet, pas une autre fois, pas une tentative de femme à bousiller.

Depuis j'ai marché seule ou pas, j'ai été encore perdue, troublée, apeurée, émue …
En ce moment même c'est bien de ça dont il est question : d'émotion, celle qui part du ventre et se diffuse dans tout le corps, laisse parfois anéantie, incapable d'y croire, les doutes sont donc toujours là.

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Peut-être que le temps qui fait son travail est le seul qui saura me montrer que si je veux tenir debout, je ne le dois qu'à moi-même, et si je veux croire totalement en moi et en ce que je reçois de bon, je suis la seule à posséder la clé, le grimoire, la formule, le plan sur la carte pas tout à fait dessinée

Si demain est un jour à vivre après l'autre, peut-être qu'hier est celui qui détache les racines douloureuses, ( pour apprendre à ne pas regarder en arrière trop longtemps), pour qu'aujourd'hui soit léger et vrai.
Je préfère y croire, me dire que quoiqu'il arrive j'aurai au moins pu vivre ces heures là. Et espérer que les jours à venir seront au moins aussi éblouissants.

 

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« Vivons aujourd'hui, c'est là que se trouve hier et demain » Jean Michel Ribes

 

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18 octobre 2013

coeur rouge

neige rouge

 

"J'ai le coeur si plein d'amour, de joie et de douceur,

Que la glace me parait fleur, et la neige verdure"

 tome 3  Belle Catherine de Juliette Benzoni

Et comme je n'ai toujours pas compris comment mettre de la musique sur le blog, allez écouter cette merveille de Nina Simon reprise par une jeune diva à la voix envoutante " He needs me" soufflé chaleureusement par Hindi Zahra( clici, clic, on clique et on s'envole ...Et puis oui "He needs me ...........")

Vivant

 

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